Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /Nov /2008 18:45

Le Poète du Mercredi !

 

Edgard Allan Poe.

 

Ne vous y trompez pas chères lectrices et chèrs lecteurs

il y à bien deux magnifiques ailes à Allan . . .

 

Qui était donc Edgard Allan Poe ?

 

Un fou ? Un spectre ? Un fantôme ... une illusion !

 

Aujourd'hui peut être ... Car qui peut prétendre connaître son oeuvre ....

 

Oh rassurez vous je n'ai pas la prétention de dire que j'ai lu toutes les lignes du poètes et que je connais ses oeuvres par coeur.

 

-Nan-

 

Et pour vous dire la vérité je vous dirais même que la première

fois que les mots de ce poète ont touchés mes oreilles je devais avoir 8 ans et regarder "Vincent" le court métrage de Tim Burton présenté sur la cassete de "l'Etrange Noel de Monsieur Jack."

 

C'était Noel ... Oui.

 

Ah ! Qu'avais-je bien pu comprendre ? Si ce n'est des mots sur une musique tremblante ...

 

Et puis les années ont passé et je vous livre aujourd'hui de ma petite expérience une petite biographie suivit d'un extrait de l'un de mes poèmes preféré ! D'ailleurs entendu dans "Vincent" comme quoi ...

 

 

Edgar Poe fut poète, critique littéraire, romancier, nouvelliste et dramatuge. Cet auteur né à Boston le 19 janvier 1809 ne connu pas le succes dès ses premiers écrits. Son premier roma : les aventures d'Arthur Gordon Pym" ne souleva guère le milieu. Mais suite à cet échec le poètes.

réalise son premier recueil d’histoires, les Contes du Grotesque et de l’Arabesque, en 1839 La même année, il devient rédacteur au Burton's Gentlemen's Magazine, puis au Graham's Magazine à Philadelphie. C'est dans cette ville  que nombre des œuvres parmi les plus connues ont été publiées. Dans cette ville, Poe a également projeté la création de son propre journal, The Penn (plus tard rebaptisé The Stylus), qui ne verra jamais le jour.

 

C'est en janvier 1845 qu'il publie le CORBEAU - à lire absolument- qui connu un succes phénoménal.

 

En 47 sa femme décède de la tuperculose. Poe sera emporté par la mort à Baltimore deux ans plus tard à l'âge de 40 ans.

L'influence de Poe a été et demeure importante, aux Etats Unis comme dans l'ensemble du monde, non seulement sur la littérature, mais également sur d'autres domaines artistiques tels le cinéma  et la musique, ou encore dans des domaines scientifiques

 

Baudelaire et Mallarmé le reconnaitrons d'ailleurs comme un auteur de talent.

 

LE CORBEAU

 

.....

 

"Une fois, par un minuit lugubre, tandis que je m’appesantissais, faible et fatigué, sur maint curieux et bizarre volume de savoir oublié - tandis que je dodelinais la tête, somnolant presque : soudain se fit un heurt, comme de quelqu’un frappant doucement, frappant à la porte de ma chambre - cela seul et rien de plus.

Ah ! distinctement je me souviens que c’était en le glacial Décembre : et chaque tison, mourant isolé, ouvrageait son spectre sur le sol. Ardemment je souhaitais le jour - vainement j’avais cherché d’emprunter à mes livres un sursis au chagrin - au chagrin de la Lénore perdue - de la rare et rayonnante jeune fille que les anges nomment Lénore : - de nom pour elle ici, non, jamais plus !

 

.....

 

Par Kamisori Sora
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Dimanche 23 novembre 2008 7 23 /11 /Nov /2008 14:22

Poème du Dimanche.

 

Le Poète de sept ans. -A. Rimbaud-

 

   "Et la Mère, fermant le livre du devoir,
S'en allait satisfaite et très fière, sans voir,
Dans les yeux bleus et sous le front plein d'éminences,
L'âme de son enfant livrée aux répugnances.

5   Tout le jour il suait d'obéissance ; très
Intelligent ; pourtant des tics noirs, quelques traits
Semblaient prouver en lui d'âcres hypocrisies.
Dans l'ombre des couloirs aux tentures moisies,
En passant il tirait la langue, les deux poings
10   À l'aine, et dans ses yeux fermés voyait des points.
Une porte s'ouvrait sur le soir : à la lampe,
On le voyait, là-haut, qui râlait sur la rampe,
Sous un golfe de jour pendant du toit. L'été
Surtout, vaincu, stupide, il était entêté
15   À se renfermer dans la fraîcheur des latrines :
Il pensait là, tranquille et livrant ses narines.

Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinet
Derrière la maison, en hiver, s'illunait,
Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marne
20   Et pour des visions écrasant son œil darne,
Il écoutait grouiller les galeux espaliers.
Pitié ! Ces enfants seuls étaient ses familiers
Qui, chétifs, fronts nus, œil déteignant sur la joue,
Cachant de maigres doigts jaunes et noirs de boue
25   Sous des habits puant la foire et tout vieillots,
Conversaient avec la douceur des idiots !
Et si, l'ayant surpris à des pitiés immondes,
Sa mère s'effrayait ; les tendresses, profondes,
De l'enfant se jetaient sur cet étonnement.
30   C'était bon. Elle avait le bleu regard, — qui ment !

À sept ans, il faisait des romans, sur la vie
Du grand désert, où luit la Liberté ravie,
Forêts, soleils, rives, savanes ! — Il s'aidait
De journaux illustrés où, rouge, il regardait
35   Des Espagnoles rire et des Italiennes.
Quand venait, l'œil brun, folle, en robes d'indiennes,
— Huit ans, — la fille des ouvriers d'à côté,
La petite brutale, et qu'elle avait sauté,
Dans un coin, sur son dos, en secouant ses tresses,
40   Et qu'il était sous elle, il lui mordait les fesses,
Car elle ne portait jamais de pantalons ;
— Et, par elle meurtri des poings et des talons,
Remportait les saveurs de sa peau dans sa chambre.

Il craignait les blafards dimanches de décembre,
45   Où, pommadé, sur un guéridon d'acajou,
Il lisait une Bible à la tranche vert-chou ;
Des rêves l'oppressaient chaque nuit dans l'alcôve.
Il n'aimait pas Dieu ; mais les hommes, qu'au soir fauve,
Noirs, en blouse, il voyait rentrer dans le faubourg
50   Où les crieurs, en trois roulements de tambour,
Font autour des édits rire et gronder les foules.
— Il rêvait la prairie amoureuse, où des houles
Lumineuses, parfums sains, pubescences d'or,
Font leur remuement calme et prennent leur essor !

55   Et comme il savourait surtout les sombres choses,
Quand, dans la chambre nue aux persiennes closes,
Haute et bleue, âcrement prise d'humidité,
Il lisait son roman sans cesse médité,
Plein de lourds ciels ocreux et de forêts noyées,
60   De fleurs de chair aux bois sidérals déployées,
Vertige, écroulements, déroutes et pitié !
— Tandis que se faisait la rumeur du quartier,
En bas, — seul, et couché sur des pièces de toile
64   Écrue, et pressentant violemment la voile !"

Par Kamisori Sora
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Samedi 22 novembre 2008 6 22 /11 /Nov /2008 12:01

"Un soir j'ai assis la Beauté sur mes genoux. Et je l'ai trouvée amère. Et je l'ai injuriée." -Arthur Rimbaud-

 

Chaque soir, j'assis la Beauté sur mes genoux. Et chaque soir je ne sais pas quoi lui dire.

 

 

"Alors, j'ai posé la mort sur ma nuque. Et je l'ai trouvée douce. Et je l'ai épousée."

-Kamisori Sora-

 

 

Pour parcourir ce site vous devez être une âme perdue. Une petite âme sans bagages avec les larmes du bonheur et de la création au bout des lèvres.

 

Petites poupées déchues à qui l'inspiration manque parfois et qui aimerai tant crier :

 

"Ecoutez moi !"

 

 

Mais c'est souvent le silence qui nous répond.

 

 

"Poètes ? Blasphème ! Mon sang est noir. Kamisori Sora.

 

Je ne sais pas si je suis poète. Je ne sais pas si NOUS sommes poètes.

 

L'unique chose que je sais, c'est que nous sommes perdus.

Pourquoi ? Car personne ne nous écoute ...

 

 

 

La poésie n'est plus ce qu'elle fût au temps des Poètes Maudits ...

 

 

-C'est regretable-

Par Kamisori Sora
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